Michaël Fœssel

Michaël Fœssel, philosophe, est né en1974 à Thionville.

Militant communiste durant sa jeunesse, il a découvert la philosophie à seize ans avec l'ouvrage de Paul Ricœur La symbolique du mal, qui va durablement influencer sa pensée. 

Agrégé de philosophie en 1997, il soutient en 2002 à l'université de Rouen, une thèse sur Emmanuel Kant et la question du monde. En 2013, il succède à Alain Finkielkraut à l’École polytechnique après avoir enseigné à l’Institut catholique de Paris et à l’université de Bourgogne. Il dirige également avec Jean-Claude Monod la collection l’Ordre philosophique, aux éditions du Seuil. 

Ses recherches portent principalement sur les risques de la démocratie et sur le cosmopolitisme vu à travers le prisme kantien. 

Récidive en mars 2019, analyse la situation actuelle de la France, laquelle est selon lui en état de faiblesse, comparable à celui de 1938. Après l'instauration d'une vingtaine de lois sécuritaires et liberticides en vingt ans, il s'interroge sur ce qui adviendrait au cas où le pouvoir tomberait entre les mains d’un gouvernement antidémocratique. En 2020, il réfléchit sur la dimension liberticide du confinement. 

Également chroniqueur à Libération, il est conseiller à la direction de la revue Esprit depuis 2014. 

Bibliographie

  • Kant et l'Équivoque du monde, CNRS, 2008 
  • La Privation de l'intime, Seuil, coll. « Débats », 2008 
  • État de vigilance, Éditions Le Bord de l'eau, coll. « Diagnostics », 2010 ; nouvelle édition, Le Seuil, coll. « Points », 2016
  • Le Scandale de la raison. Kant et le problème du mal, Éditions Honoré Champion, coll. Champion Essais, 2010
  • Après la fin du monde : Critique de la raison apocalyptique, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 2013
  • Le Temps de la consolation, Éditions du Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 2015
  • La Nuit. Vivre sans témoin, Éditions autrement, coll. « Les grands mots », 2017
  • Récidive. 1938, PUF, 2019