D'où vient notre désir de reconnaissance ?

« A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité mondiale. » prophétisait Warhol avant même l’existence des réseaux sociaux. Ce désir de reconnaissance, la philosophie l’a d’abord considéré comme une faiblesse, mais à partir du XVIIIe siècle, avec la remise en cause des privilèges et l’émergence de la notion de dignité, son regard change : la question de la reconnaissance devient centrale pour penser l’individu et ses relations aux autres. Être aimé par ses proches, être reconnu socialement, être reconnu juridiquement telles sont les conditions d’une vie bonne. Mais ce désir ne nous rend-il pas aussi esclaves ?

 

  • 1er podcast : La reconnaissance, faiblesse ou nécessité ? 
    De l’amour de soi à l’amour propre
    Le besoin de reconnaissance
    Rousseau et Hegel 
     (74 min)

  • 2e podcast : La lutte pour la reconnaissance 
    Les trois sphères de la reconnaissance :
    Confiance en soi, respect et estime de soi
    Axel Honneth (71 min)


Bientôt en ligne :

  • 3e podcast : La reconnaissance sociale : le travail 
    Nécessité aliénante ou nécessité libératrice ?
    Autour de Simone Weil 


  • 4e podcast : La reconnaissance politique (1) : l’hospitalité 
    L’hospitalité peut-elle être inconditionnelle ?
    Autour de Kant 


  • 5e podcast : La reconnaissance politique (2) : le multiculturalisme 
    Faut-il reconnaitre les différentes appartenances culturelles ? Jusqu’où ?
    Taylor et Kymlicka  


  • 6e podcast : Le désir de reconnaissance fait-il de nous des esclaves ? 
    « C’est l’esclave qui cherche à nous persuader d’avoir de lui une bonne opinion », Nietzsche.
    La reconnaissance est-elle émancipatrice ? Judith Butler